Nous allons déposer une pétition auprès de la Commission de révision du Procureur concernant l'affaire Suraj (veuillez nous aider en signant la pétition adressée à la Commission de révision du Procureur)

Il y a deux ans, nous avons organisé une manifestation devant le bureau du procureur du district de Chiba pour protester contre la décision de ne pas engager de poursuites.

Veuillez envoyer vos signatures, à la fois sur papier et électroniques, afin qu'elles parviennent au bureau de l'APFS d'ici le mardi 15 avril.
(Veuillez vous référer au formulaire de signature ci-dessous pour l'adresse du destinataire.)
Nous savons qu'il s'agit d'une demande à court terme, mais nous vous serions reconnaissants de votre coopération.

Le 22 mars 2010, Abubakar Awudu Suraj (ci-après dénommé Suraj), ressortissant ghanéen, est décédé lors de son expulsion aux frais de l'État. En décembre de la même année, dix agents de l'immigration qui l'accompagnaient ont été déférés devant le parquet, soupçonnés de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort.
Le 3 juillet 2012, deux ans et quatre mois après les faits, le parquet du district de Chiba a décidé de ne pas poursuivre les dix fonctionnaires, faute de preuves suffisantes. Il a été établi que le décès de Suraj était dû à une maladie cardiaque préexistante et qu'il n'existait aucun lien de causalité avec les mesures de contention utilisées par les agents d'immigration lors de son expulsion (contention excessive et non autorisée).

Malgré l'incertitude initiale quant à la cause du décès, nous avons de sérieux doutes quant à la découverte de la maladie cardiaque de Suraj, que l'accusation a imputée à l'incident plus de deux ans après les faits. Même s'il souffrait effectivement d'une maladie cardiaque, il est fort improbable qu'elle se soit développée sans aucun lien avec la contention. Le fait que les agents d'immigration aient eux-mêmes cessé de filmer la procédure d'expulsion laisse supposer que la contention était si excessive et brutale qu'elle ne pouvait être enregistrée.

Suite à la décision du tribunal de district dans le cadre du recours national en indemnisation, qui a reconnu l'illégalité de la contention exercée par l'agent d'immigration et son lien de causalité avec le décès de Mme Suraj, nous allons enfin déposer une requête auprès du Conseil de révision du ministère public, requête qui était jusqu'à présent en suspens, afin de demander la poursuite obligatoire de l'agent d'immigration qui l'accompagnait. La date n'est pas encore fixée, mais nous déposerons la requête au plus tard à la fin du mois.
En plus du dépôt de la pétition, nous soumettrons également les signatures au Conseil de révision du ministère public, comme nous l'avons déjà demandé. Nous avons recueilli plus de 1 300 signatures à ce jour, mais nous souhaitons augmenter ce nombre. Nous vous remercions de votre collaboration pour la collecte de signatures.

Il est clair que les agissements de l'agent d'immigration justifient des poursuites. Je suis convaincu que la décision de ne pas engager de poursuites est due à la clémence et à une déformation des faits par le parquet, composé en réalité de ses propres membres. La famille de Suraj exige également une peine sévère. Nous vous demandons de signer cette pétition afin de demander à la Commission d'examen des poursuites d'examiner attentivement ce dossier et d'ordonner des poursuites obligatoires.

★Vous pouvez télécharger le formulaire de signature à partir du lien ci-dessous.
(Japonais)
(Anglais)

★Nous utilisons également des signatures électroniques (change.org). N'hésitez pas à en parler à vos amis sur Facebook, Twitter, etc.
Site de pétition Change.org